FNE Midi-Pyrénées est la fédération régionale des associations de protection de la nature et de l'environnement en Midi-Pyrénées. Elle compte plus de 140 associations membres soit près de 10 000 citoyens en Midi-Pyrénées.
FNE Midi-Pyrénées est affiliée à France Nature Environnement, fédération nationale des associations de protection de l'environnement.
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FNE Midi-Pyrénées souhaite axer ses activités autour d'un double enjeu : dénoncer les points noirs de l'environnement ET valoriser les bonnes pratiques.
Cette carte des points noirs de l'environnement illustre des problèmes rencontrés par FNE Midi-Pyrénées et ses associations membres.
Si vous avez connaissance d'un point noir de l'environnement, utilisez le formulaire Sentinelle de l'Environnement pour nous en informer.
Les pesticides survolent nos champs
le 25/05/12
Fin mars, des sociétés ont demandé des dérogations pour réaliser des épandages aériens sur plusieurs dizaines de milliers d'hectares de champs de maïs en Midi-Pyrénées. Cette pratique est particulièrement dangereuse pour notre santé et menace fortement les abeilles, essentielles à la pollinisation et donc à notre survie.
Une directive européenne du 21 octobre 2009 et la loi Grenelle II du 13 juillet 2010 interdisent l'épandage de pesticides par voie aérienne. Cependant, depuis la signature de l'arrêté du 31 mai 2011 relatif aux conditions d'épandage par voie aérienne, des produits mentionnés à l'article L. 253-1 du Code rural et de la pêche maritime, les préfets sont autorisés à délivrer des dérogations annuelles aux sociétés qui souhaitent réaliser ce type de traitement. Dans la région Midi-Pyrénées, les sociétés et syndicats agricoles n'en sont pas à leur coup d'essai et continuent de demander des dérogations afin de pouvoir verser, de manière irresponsable, des pesticides depuis des hélicoptères et des avions. Le problème est d'autant plus grave, d'un point de vue environnemental, quand cette pratique est réalisée au dessus d'une zone naturelle protégée comme la Lauze1, dans le Gers.
France Nature Environnement Midi-Pyrénées et les Apiculteurs Midi-Pyrénées s'opposent donc fermement à ces dérogations délivrées par les préfets qui vont à l'encontre du plan Ecophyto dont l'objectif est de réduire de 50% l'usage des pesticides en France, à l'horizon 2018. Nous militons activement contre l'utilisation massive de produits phytosanitaires dans l'agriculture car le constat sur l'environnement est accablant.
Les pesticides déversés depuis les airs, sont soumis à la circulation du vent et n'atteignent pas leur cible dans 25% à 75% des cas2. Les produits de traitement sont déviés vers les habitations situées parfois à 50 mètres ou plus du lieu d'épandage, polluent aléatoirement les cours d'eau et participent à l'extinction des abeilles. Lorsque l'on se dit que ces dernières sont responsables à plus de 80% de la pollinisation des fleurs et des fruits de la planète, tout laisse à croire qu'Einstein avait raison quand il disait que « sans abeille, l'humanité ne tiendrait pas plus de 4 ans ».
Les citoyens peuvent exprimer leur mécontentement vis-à-vis de l'épandage aérien qui tend à se généraliser. Il suffit pour cela, de se rendre sur le site Internet des préfectures (mentionnées en note de bas de page) ou directement sur place, afin de consulter les demandes de dérogation et de joindre ses observations. Ces documents sont mis à disposition du public pendant une courte période.3
1 : La Lauze est une zone Natura 2000 (Vallée et coteaux de la Lauze).
2 : Etude INRA réalisée en 1997. Expertise scientifique collective "Pesticides, agriculture et environnement"
3 : Haute-Garonne : du 3 mai au 4 juin 2012 inclus ; Tarn et Garonne : du 14 mai au 15 juin 2012 inclus
Léa Depond – FNE Midi-Pyrénées : l.depond@fne-midipyrenees.fr – 05 34 31 97 46
Olivier Fernandez – Apiculteurs Midi-Pyrénées : 06.37.20.27.46
Vers une agriculture plus «responsable»
Le samedi 12 mai, l'association France Nature Environnement Midi-Pyrénées, organisera ses Assises Régionales sur le thème de l'agriculture, au complexe agronomique de Auzeville, près de Toulouse. Divers acteurs du monde agricole et politique ont répondu présent à l'appel lancé par FNE Midi-Pyrénées et ses associations membres, pour débattre sur les constats et les perspectives d'une agriculture plus respectueuse de l'environnement.
Les enjeux de cette journée sont importants, d'autant plus qu'elle se déroulera entre les élections présidentielles et les législatives. En effet, seule une réaction citoyenne et politique pourra permettre de réorienter durablement l'agriculture dans notre région pour accroître le nombre d'agriculteurs et protéger la nature.
Deux thèmes seront abordés lors de cette journée placée sous le signe de l'échange, du dialogue et de la construction.
Enfin, des candidats aux législatives issus de divers partis politiques, s'exprimeront sur ces sujets et feront part au public et à la presse de la politique qu'ils souhaiteraient engager aussi bien au niveau local que national.
Contact Presse :
Léa DEPOND
Communication
FNE Midi-Pyrénées
l.depond@fne-midipyrenees.fr
05 34 31 97 46
« Après des années d'assèchement de zones humides et de drainage de parcelles, d'arrachage de haies, de mise à nue de terres en hiver, et pour les cours d'eau, d'extraction de graviers dans le lit mineur, d'enrochement de berges, de chenalisation, recalibrage et endiguement pour accélérer l'écoulement... les milieux aquatiques et les sols ont perdu leur capacité de stockage de l'eau et d'échange avec les nappes souterraines», souligne Jacques Brie, administrateur de Poitou-Charente Nature et vice-président de Charente Nature. « Nous sommes tout simplement en train de briser les dynamiques du cycle de l'eau, et c'est le résultat de politiques de soumission du milieu naturel aux usages de l'homme au lieu de vivre en bonne intelligence avec lui. La construction de retenues artificielles s'inscrit complètement dans ce modèle et ne constitue qu'une gestion à court terme au problème de la ressource en eau. »
D'autre part, plusieurs questions se posent quant à ces retenues artificielles : Quel bilan pour les quelques 40 barrages et 1900 retenues déjà construites en Adour-Garonne depuis 25 ans ? Comment seront remplies toutes ces retenues en cas de déficit pluviométrique hivernal chronique ? Quel coût pour ces retenues destinées en grande partie à quelques irrigants, et payées par qui1? Et dans 25 ans, quel sera le nouveau pansement aux problèmes de gestion quantitative de la ressource en eau en Adour-Garonne ?
Favoriser le rôle d'éponge des milieux aquatiques et des sols … pour une gestion intégrée et durable de la ressource en eau.
Une autre approche plus durable pour l'homme et les milieux aquatiques existe. Il s'agit de permettre aux milieux aquatiques et aux sols d'exercer leurs fonctionnalités naturelles : ce rôle d'éponge qui se gonfle quand il y a de l'eau et la restitue progressivement, ce rôle de réserve d'eau naturelle !
Cela passe par une approche intégrée de l'eau sur les territoires : reconquête de l'espace de mobilité des cours d'eau, restauration et préservation des zones humides, réflexion sur la place de l'arbre et des haies dans le cycle de l'eau, diffusion des pratiques et systèmes agronomiques qui valorisent le stockage de l'eau dans les sols notamment grâce à l'humus (cultures sous couvert végétal permanent, agriculture biologique...).
« Privilégier et favoriser le stockage naturel de l'eau dans le sol et les milieux aquatiques : c'est à cette condition que nous pourrons TOUS faire face aux aléas du changement climatique », affirme Rémi Martin, Président de FNE Midi-Pyrénées.
Cette gestion intégrée des ressources en eau et milieux aquatiques est l'ambition du Collectif FNE Adour-Garonne pour le Xe programme d'interventions de l'Agence de l'eau Adour-Garonne.
Jacques BRIE, vice-président de Charente Nature : 05 45 65 06 55
Rémy MARTIN, président de FNE Midi-Pyrénées : rmartinperso@yahoo.fr
Michel RODES, porte-parole du collectif FNE Adour-Garonne : 05 59 69 14 78
C'est une triste décision que vient de rendre le tribunal de police de Castelsarrasin ce jeudi 29 mars 2012. Rappelons que la Centrale de Golfech1 a déversé accidentellement, le 18 janvier 2010, 450 litres d'effluents radioactifs (selon une estimation d'EDF) dans le milieu naturel.
C'est ainsi que le 5 novembre 2010, FNE Midi-Pyrénées a déposé plainte au coté des Amis de la Terre Midi-Pyrénées et du Réseau Sortir du Nucléaire pour infractions à la réglementation applicable2. Le Parquet décidant de ne pas poursuivre, la S.A EDF fut citée directement à comparaître devant le tribunal de police.
C'est une salle d'audience bondée qui marqua, le 26 janvier 2012, la tenue du procès de première instance à Castelsarrasin. Cependant, malgré le réquisitoire du Procureur qui proposait la condamnation pour deux infractions avec une amende s'élevant à 1000 euros pour chacune d'entre elles, le tribunal décida de relaxer Electricité De France pour ce rejet en tritium.
Pour Jean-Pierre Delfau, Pilote du Réseau énergie de FNE Midi-Pyrénées : « Nous tenons à faire connaître les deux infractions relevées par le Procureur, il s'agit du dysfonctionnement du système pompe-alarme et de l'étanchéité du joint entre le bac inox et la fosse à béton ».
1 : Centre nucléaire de production électrique de Golfech exploité par Electricité de France (INB 135 et142)
C'est une bonne nouvelle pour le site du lac de « Lalande », sur la commune de Bessens (82). Comme FNE Midi-Pyrénées le précisait déjà en 20111, ce lac a fait l'objet de dépôts illégaux de déchets en tout genre comme les sites de Saint-Alban (31) et de Lamagistère (82). Le Procureur de Montauban est d'ailleurs saisi de trois plaintes2 pour abandon de déchets dangereux.
Monsieur le Préfet prend au sérieux notre alerte concernant l'état de l'eau du lac et ses alentours puisqu'il vient de signer le 22 mars, un arrêté interdisant le stockage de déchets inertes dans ce lac. Il aura fallu que FNE Midi-Pyrénées conteste l'arrêté autorisant l'exploitation du stockage de déchets inertes devant le Tribunal Administratif de Toulouse pour que ce grave risque sanitaire et environnemental soit pris en compte.
Prenant en compte les premiers résultats d'analyse (26 août 2011) de la qualité de l'eau et les taux de mercure anormalement élevés, le Préfet décide le 22 mars 2012 (date de signature de l'arrêté préfectoral), que la société Ecomat ne pourra plus stocker de déchets inertes dans le lac et ses abords (10 mètres). Une expertise permettant de rechercher les origines de la pollution est prescrite. Il y est bien entendu interdit d'y pêcher et de consommer l'eau du lac et des puits aux alentours.
Cet arrêté est d'autant plus important qu'il reconnaît enfin « la proximité de la nappe phréatique ».
José Cambou, Vice-Présidente et pilote du réseau Santé Environnement commente ; « les polluants repérés peuvent exposer à des risques sanitaires sérieux pour les riverains, nous saluons la décision du Préfet qui était fort attendue ».
FNE Midi-Pyrénées
05 34 31 97 42
Un nouvel épisode vient d'aboutir dans la saga de la chasse au Grand Tétras en Midi-Pyrénées. Déjà dans notre article précédent (Espèce en danger : tirez !) nous évoquions la problématique de cette espèce emblématique des Pyrénées, en forte régression.
La Cour Administrative d'Appel de Bordeaux1 vient de rendre un arrêt condamnant le Préfet des Hautes-Pyrénées pour avoir pris un arrêté autorisant la chasse de 29 Grand Tétras le 26 septembre 2008.
En effet, malgré un statut protecteur conféré par la Directive « Oiseaux »2 ; le Grand Tétras figure parmi les espèces pouvant être chassées3. Néanmoins, et comme le dénoncent plusieurs associations telles que FNE Midi-Pyrénées, FNE 65, Nature Midi Pyrénées et le Comité Ecologique Ariégeois, les effectifs du Grand Coq de Bruyère sont en baisse constante depuis les 50 dernières années sur le massif pyrénéen.
La Cour relève donc que la conservation du Grand Tétras n'est pas assurée « dès lors qu'une telle diminution est susceptible de conduire à terme, à la disparition de l'espèce ». La fédération régionale se félicite de cet arrêt, mais reste attentive aux décisions à venir. On rappellera que, depuis 2008, les arrêtés de chasse au Grand Tétras dans le département des Hautes-Pyrénées ont tous été contestés devant les juridictions administratives.
Sachant que ce département abrite plus du quart de la population de Grand Tétras des Pyrénées, et que l'Observatoire des Galliformes de Montagne4 (OGM) constate d'année en année son déclin, nous espérons que cette décision fera enfin jurisprudence.
1 : CAA Bordeaux 9 février 2012, n°10BX01901
Alors qu'à Paris le salon de l'agriculture bat son plein avec un réel succès cette année encore, entre Castres et Toulouse au contraire, c'est bien le massacre de cette agriculture qui serait programmé avec l'autoroute. Ce massacre est occulté par les pro-autoroute, et soigneusement minimisé par le maître d'ouvrage, la DREAL. L'indifférence est profonde et bien illustrée dans ce que disait un des fers de lance de l'autoroute en 2008 « L'autoroute ne gêne personne, elle ne passe que dans des champs ! » (1) .
Et pourtant, sur l'ensemble de l'itinéraire de Castres à Verfeil, c'est plus de 150 exploitations agricoles qui sont touchées, dont 108 dans le Tarn.
Plus de 30% de ces 108 exploitations tarnaises seraient fortement fragilisées, dont une demi-douzaine vouée à disparaître (2).
Pour en savoir plus ... Lire le communiqué >> (cliquer)
Collectif RN126
L'autoroute Castres - Toulouse n'est pas un besoin,
c'est une solution.
Tout démontre de plus en plus que c'est la pire :
la plus destructrice, très chère en fonds publics, et déjà des retards.
06-88-52-83-57
email : collectif.RN126@yahoo.fr
site : RN126.free.fr
La fédération régionale France Nature Environnement Midi-Pyrénées fait part de son inquiétude après l'incendie qui a ravagé les entrepôts d'Elis et de Mermet transports aux abords du site Esso Fondeyre.
C'est un nouveau signal d'alerte concernant ce site de dépôt de carburant classé Seveso seuil haut qui faisait déjà l'objet de préoccupations pour la fédération. Rappelons que FNE Midi-Pyrénées conteste devant le Tribunal Administratif de Toulouse l'arrêté préfectoral approuvant le plan de prévention des risques technologiques. La demande de déplacement de l'installation dans la région toulousaine est une fois de plus justifiée après cet incident qui démontre la nécessité que les risques industriels majeurs soient limités aux propriétés industrielles.
C'est en ce sens que José Cambou, pilote santé environnement de FNE Midi-Pyrénées, se positionne : « Cet incendie dans une zone Seveso seuil haut prouve à nouveau le risque d'implantation dans la zone urbaine toulousaine ».
le 06/01/2012
Hervé Hourcade, référent réseau Santé Environnement : 05 34 31 97 58 • herve.hourcade(at)fne-midipyrenees.fr
Le Grand Tétras (Tetrao urogallus) est un oiseau forestier considéré comme emblématique des forêts naturelles de Montagne.
Bien que figurant aux annexes I et II de la Directive 79/409/CEE (Directive Oiseaux) du 2 avril 1979, remplacée par la Directive 2009/147/CE , et à l'annexe III de la Convention de Berne, l'oiseau a subi un important déclin depuis les 50 dernières années.
La population pyrénéenne de Grand Tétras est l'une des plus importantes de l'Europe de l'Ouest mais son aire de répartition a subi un taux de régression spatiale de 10% (Ménoni et Duriez 2008).
Cette population présente un statut de conservation qui apparaît défavorable au regard de l'aire de répartition mondiale de l'espèce. Elle est, à l'instar de la quasi-totalité des autres populations européennes de l'espèce, en déclin, déclin qui se poursuit encore de nos jours .
Pourtant, cet oiseau est une espèce dont les mâles peuvent être légalement chassés dans le massif des Pyrénées. Ailleurs en France, l'espèce est protégée. La France, de ce fait, est l'un des derniers pays d'Europe occidentale à chasser le Grand Tétras.
Devant ce constat alarmant, les 3 associations FNE Midi-Pyrénées, Nature Midi-Pyrénées et FNE 65 se mobilisent pour demander, une fois de plus, annulation de l'arrêté préfectoral 2011 autorisant cette chasse.
Cette action intervient alors que le Tribunal Administratif de Toulouse avait donné raison aux associations pour le recours contre l'arrêté chasse 2009 .
1 Directive remplaçant sans modification de fond celle de 1979 concernant la conservation des oiseaux sauvages.
La fédération régionale des associations de protection de la nature et de l'environnement, FNE Midi- Pyrénées, la fédération départementale, FNE 82, continuent le combat contre les stockages illégaux de déchets dangereux dans la région.
Une plainte a été déposée auprès de Monsieur le Procureur de la République de Montauban, le 17 novembre dernier, pour abandon de déchets pour le site de la décharge illégale de déchets dangereux de Lamagistère (82).
Ce stockage, à proximité immédiate de la Garonne, comprend en effet plusieurs types de déchets dangereux dont des déchets amiantés.
Cette plainte intervient alors que la Ministre de l'Écologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement, Nathalie Kosciusko-Morizet, répondait le 23 septembre dernier à une question du sénateur M. Philippe Madrelle sur les problèmes liés au désamiantage, en rappelant la mobilisation de l'ensemble des services de l'État sur le contrôle du respect de cette réglementation.
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FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT
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