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DECLARATION D’INTENTIONS PARTAGEES des représentants de la nature au Comité de bassin ADOUR GARONNE

Le comité de bassin du bassin Adour-Garonne est une assemblée politique jouant le rôle de « Parlement de l’eau » sur le territoire concerné. Rassemblant des représentants des principaux acteurs de l’eau, il est le lieu de concertation privilégié entre les usagers, les collectivités locales et l’État sur tous les enjeux liés à l’eau. Sa composition a été renouvelée en janvier 2021 (tous les 6 ans), les associations de protection de l’environnement y sont représentées via 10 associations qui comptent faire bouger les lignes pour une meilleure préservation de l’eau, des milieux aquatiques et humides.

FNE Midi-Pyrénée, Nature en Occitanie, FNE Nouvelles Aquitaine, SEPANSO, Réserves Naturelles de France, CPIE, Water Family, LPO, Surfrider, représentées pour 6 ans au Comité de bassin Adour Garonne (2021-2027), espèrent  que soit enfin reconnue la place des usagers non économiques dans le parlement de l’eau du bassin et ses travaux, et proposent que le Comité de bassin contribue à :

  • L’atténuation du changement climatique et pas simplement à son adaptation.
  • Protéger les zones humides et restaurer la continuité écologique de nos cours d’eau pour restaurer la fonctionnalité des milieux aquatiques et humides, et pour préserver la vie piscicole et la diversité biologique
  • Promouvoir concrètement une gestion intégrée économe et réellement partagée de la ressource en eau en se basant sur les solutions fondées sur la nature
  • Atteindre le bon état des masses d’eau superficielles et souterraine
  • Prendre à bras le corps la question non résolue de la protection des captages et des pollutions diffuses en cessant l’utilisation des pesticides et engrais chimiques et en assurant la promotion de l’agriculture biologique
  • Protéger nos concitoyens des nouvelles substances dangereuses et des micropolluants
  • Donner accès à une eau de baignade de qualité dans notre bassin et aller au-delà des mesures bactériologiques
  • S’attaquer aux déchets du 20eme siècle enfouis dans nos nappes alluviales ou qui sont disséminées dans nos bassins versant et à nos déchets actuels d’autant plus avec la prolifération des masques majoritairement composés de polypropylène
  • Soutenir, y compris financièrement, une agriculture qui protège et restaure, nos sols, notre biodiversité, l’arbre et la haie, notre ressource en eau en fournissant une alimentation de qualité.
  • S’assurer de l’équité entre les différents usagers en particulier sur les redevances prélèvement
  • Remettre en jeux les concessions sans privilégier un usage au détriment des autres
  • Mobiliser les EPCI pour qu’ils adoptent une vraie politique intégrée de gestion des milieux aquatiques et du risque inondation, un urbanisme qui limite l’étalement urbain, l’artificialisation des sols, et qui économise les ressources naturelles et favorise la réutilisation (des eaux).
  • Favoriser la cohérence de l’action publique pour que les moyens importants consacrés aussi actions produisent enfin des résultats 
  • Reconnaitre et donner du sens au travail engagé des milliers de personnes, salariés et bénévoles, impliquées et compétentes qui contribuent à protéger nos ressources et à assurer une eau de qualité pour nos concitoyens
  • La communication, la sensibilisation, la formation, l’information, des individus, des institutions, sont essentielles pour rendre encore plus efficiente les actions et atteindre ces objectifs en particulier à long terme