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Prolongation de la ligne B du métro : Sauvons le bois de Pouciquot (Ramonville)

FNE Midi-Pyrénées, Veracruz et Nature En Occitanie déposent un recours gracieux

Pour mémoire, ce projet consiste au prolongement de la Ligne B qui sera connectée à la future troisième ligne de métro sur les communes de Toulouse, Labège et Ramonville-St-Agne (31). D’une longueur de 2,7 km, le projet nécessitera la destruction d’habitats et de spécimens de 62 espèces de faune protégée.

Si nos associations ne s’opposent pas à ce projet dans son ensemble, elles ne peuvent accepter que l’on rase 1,2 ha d’un bois d’une grande richesse pour y implanter la seule base de vie du chantier.

Par conséquent, le lundi 14 février, nous avons été contraints d’adresser un recours gracieux au préfet de la Haute-Garonne. Ce recours demande l’abrogation de l’arrêté signé par ce même préfet le 16 décembre 2021, autorisant la destruction d’espèces protégées et de leur zone de repos et d’habitat dans le cadre de la prolongation de la ligne B du métro de l’agglomération toulousaine.

Notre recours vise donc uniquement à empêcher tout défrichement du bois de Pouciquot afin d’y implanter la base de vie du chantier de cette connexion à la ligne B du métro. Ceci dans le respect de l’ordre de priorité de la séquence « ERC » (Éviter, Réduire, Compenser), bien trop souvent méconnu, comme c’est le cas ici.

En outre, la zone choisie par la collectivité est particulièrement sensible comme en témoigne son inscription en Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF) de type 1, l’une des seules à proximité de Toulouse. Dans sa fiche descriptive, les naturalistes ayant identifié cette zone indiquent même :

« Composée d’une mosaïque d’habitats terrestres et aquatiques (bois, broussailles, herbes hautes, clairières, lisières, mares…) rarissime en contexte urbanisé, cette zone héberge notamment une herpétofaune et une batrachofaune remarquablement riche et diversifiée : Triton palmé, Triton marbré, Salamandre tachetée, Crapaud accoucheur, Grenouille agile, complexe des Grenouilles « vertes » (Pelophylax sp.), Couleuvre verte et jaune, Couleuvre à collier, Lézard vert et Lézard des murailles. »

Pourtant, les habitats naturels de ces espèces protégées seront totalement détruits lors du défrichement préalable de cette installation temporaire. A cela s’ajoute une perturbation importante de la biodiversité environnante,pendant toute la durée du chantier. Les arbres, la faune et la flore de ce milieu ne pourront se régénérer qu’au terme de plusieurs décennies.

En définitive, derrière ce risque environnemental accru se cache une grave méconnaissance du Code de l’environnement.

En effet, le porteur de projet et l’administration ont l’obligation de fournir les preuves d’une recherche de solutions alternatives, et que ces recherches soient basées sur des critères scientifiques et économiques. La mention évasive dans le dossier de Tisséo d’une « réflexion » et d’« études techniques », sans données tangibles à l’appui, ne permet pas de démontrer que ce saccage du vivant est nécessaire, encore moins dans les présentes conditions.

Pourtant, un parking peu utilisé se trouvant à proximité permettrait d’éviter de tels travaux d’aménagement et, surtout, une telle destruction d’espèces protégées.

Nos 3 associations invitent donc Tisséo à proposer dès à présent une solution alternative respectueuse de la biodiversité.

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